lundi 15 octobre 2012

Chez Dog, Maine, Etats-Unis

Le site www.couchsurfing.org met en relation des hôtes prêts à recevoir gratuitement chez eux des voyageurs, et des voyageurs recherchant des logements chez l'habitant pour une ou quelques nuits. Cela permet d'économiser des nuits d’hôtel, mais c'est surtout un moyen sensationnel de se faire de nouveaux amis qu'on aurait jamais eu l'occasion de rencontrer. C'était, pour nous, notre première expérience de couchsurfing.
C'est ainsi que Dog, professeur d'expression et d'écriture à l'université, a accepté de nous recevoir pour 2 nuits. Nous avons été merveilleusement bien reçu par cet amoureux de la France et de la langue française.

Séance de lecture du soir, où Dog n'était pas le dernier à suivre les aventures du Bus Fantôme




Une dernière photo avant le départ


A un mois des élections présidentielles (et du renouvellement d'une partie du sénat et des députés, ainsi que de propositions / référendums divers), nous avons vu plein de panneaux (directement plantés dans la terre) annonçant que le propriétaire du terrain soutient tel ou tel candidat ou proposition.

 
Ici, la proposition n°1 est d'accorder le mariage (et tous les droits afférents) aux homosexuels.




Couleurs de l'automne, Maine, Etats-Unis

Comme au Québec en cette période de l'année, les couleurs que nous avons rencontrées dans le Maine sont magnifiques : vert, jaune, ocre, orange, marron, rouge,... Les forêts sont multicolores, irréelles...

Guillaume :  Et ces grandes étendues forestières très denses m'ont tout de suite rappelées les descriptions des forêts de la Nouvelle Angleterre (dont fait partie le Maine) de HP Lovecraft.


52° Fahrenheit = 11° Celsius



























Maine, Etats-Unis


La fin de semaine dernière nous avons passé 2 jours aux Etats-Unis, dans le Maine : 300 km de Québec, 4 heures de route.

Tout heureux d'arriver enfin à la boutique freetax, indiquant la frontière américaine

Malheureusement, les américains nous attendaient aussi, et ça nous ne l'avions même pas imaginé... En effet, tous nos amis québécois nous avaient dit que le passage était très facile. Ce n'est que sur place, que nous avons réalisé que le passage était facile pour des ressortissants canadiens, oui, mais pas pour des français !
Premier interrogatoire au volant de la voiture (tous nos interlocuteurs nous ont parlé anglais du début à la fin, même s'ils voyaient parfois que les mots nous manquaient un instant, en anglais et sans un seul sourire, très rigides les douaniers...) : d'où on vient, où on va, combien de temps on reste, pourquoi on vient, quels sont nos emplois,... je suis encore tout sourire car je suis très enthousiaste de ce séjour aux USA et suis aussi certaine que l'agent va bien en finir avec ses questions et nous laisser enfin passer. Nous remarquerons plus tard que Mathieu a été très impressionné par les armes et équipements que le gars portait au ceinturon, et son gilet pare-balles. Une fois l'interrogatoire terminé, il nous demande de nous garer plus loin, de fermer l'auto à clefs, et de venir tous les 4 dans le hall de la douane. A partir de là commence notre attente, et notre déception...
Au bureau, on nous fait d'abord attendre, puis on nous appelle, re-questionnaire oral avec les mêmes questions, on nous fait remplir un formulaire pour chaque membre de la famille, puis retour sur le banc à attendre... Au bout d'un moment, un douanier demande à Guillaume les clefs de la voiture. Et là, on voit au travers des vitres, le douanier se diriger vers notre voiture, et ouvrir les 5 portes, les unes après les autres, et fouiller à l'intérieur, sous les sièges, partout... On trouve ça un peu risible, surtout quand on connait l'état de notre auto... mais au fond, c'est plutôt vexant de se sentir ainsi suspecté, de quoi ?, on ne le sait même pas...
Le douanier revient, on attend encore et encore, puis on nous appelle. Il nous demande 24$ pour la famille, sans nous expliquer quoi que ce soit, on paie sans oser demander pourquoi... (On réalise peu après qu'ils ont du nous faire des visas (des "green cards" temporaires), et on suppose que ceux ci sont payants). Le gars nous montre qu'il a rajouté des cartons dans nos passeports, nous permettant de séjourner 3 mois aux USA. Seul impératif : remettre les cartons aux douanes canadiennes avant les 3 mois d'expiration, sinon les USA penseront qu'on est toujours chez eux, en tant qu'immigrés clandestins.

Nous sommes enfin libres de partir. Nous seront restés 1h30, en tout, à la frontière :-(

Il nous reste encore près de 2 heures pour rejoindre l'endroit où nous devons dormir. La nuit tombe très vite en cette période de l'année (18h). Il pleut. Cette arrivée sur le sol américain est très longue et fatigante pour nous 4, malgré les beaux paysages forestiers (mais sous la pluie).

Guillaume : au final, on se dit qu'en plus on eu la chance d'être blancs et de ne pas s’appeler Mohammed...
En tout cas, les enfants ont été très patients, heureusement.

dimanche 14 octobre 2012

Halloween, Maine, Etats-Unis


La fête d'Halloween s'approche à grands pas. Les jardins se décorent peu à peu...

La, on a croisé cela sur la route en remontant vers le Maine, Guillaume a fait demi tour pour qu'on revoit cela de plus prés. On s'est arrêté, et la propriétaire est même sorti de sa maison pour nous nous dire qu'on pouvait s'approcher de plus prés !


Prochainement sur cet écran : les décorations autour de chez nous. (et chez nous !)

jeudi 11 octobre 2012

Homme-médecine


Le Groupe Ecole Maison de Québec a récemment organisé une sortie avec Marcel Gill Grondin, homme-médecine Inu. Nous avons passé une journée sur le thème des Premières Nations : purification à l'encens, interprétation des plantes et de leur pouvoir médicinal, contes ancestraux,...

Mathieu a été désigné pour porter le tambour sacré
 



Un groupe de "cardio poussettes" passait par là. Cette activité est très développée ici !
Je me demande si elles osent stopper leur séance quand bébé pleure et veut le sein...
Sérieuse, hein, dans ma veste automnale...


J'ai rarement vu un homme aussi respectueux et patient avec les enfants. Mathieu l'adore. 

Depuis notre arrivée, j'étais très embêtée par ma recherche de médecin. Ici, les médecins de famille sont quasi impossible à trouver : il y en a, mais en nombre insuffisant, et tous sont surchargés de travail. C'est déjà difficile de choisir un médecin, alors s'il faut en plus aller chez le 1er médecin venu, bof, bof...
Alors ...pourquoi pas un homme-médecine amérindien ?! Nous venons d'aller voir  Marcel pour la 1ère fois en tant qu'homme médecine. Il lui a seulement fallu regarder nos yeux et palper nos poignets, pour voir quels étaient nos soucis...
La séance a été très agréable, très conviviale, les enfants ont eu droit à beaucoup de câlins et aussi des baniques (gâteaux) qu'il venait de faire. En traitement, il m'a donné des plantes (qu'il avait récoltées lui même) et gouttes à utiliser. Son travail est garanti : si le résultat n'est pas là, on revient le voir.
Le prix de la séance ? On donne ce qu'on veut. Ceux qui n'ont pas d'argent lui amène quelque chose pour troquer contre les soins.