mercredi 20 mars 2013

Neige et glisse


Mathieu remonte les poubelles dans notre petite allée enneigée
Vue de notre patio (baie vitrée de la cuisine)
Mathilde déneige la voiture
Mathieu enseveli sous la neige
les pelles sont très larges ici : on voit grand !
 



On voit bien les couches successives de neige sur les bas côtés des routes : on dirait des millefeuilles !
Quand ça fond, c'est la gadoue !
Déneigement des fenetres du sous sol et jeux dans le jardin arrière :


Glisse sur un crazy carpet :

Les amis


Voici nos chers amis, Charlotte, André, Leigh et Sophia  :-)

Qu'est-ce qui est le plus drôle : patiner ou glisser ?
Mathieu se fait tirer par André

Superbes et colorés

Je ne sais pas s'ils sont bons, et je n'oserais même pas demandé la liste des ingrédients, mais qu'est ce qu'ils sont beaux !!!



Rien à voir, mais originale aussi dans son genre : l'aubergine ronde !
 

mardi 19 mars 2013

Jour de l'an


Pour fêter la nouvelle année, nous sommes partis quelques jours, vers la Malbaie, à 3 heures de route au nord de Québec. Nous y avons loué un chalet, trouvé sur internet.

La route et ses magnifiques forets d'épinettes recouvertes de neige :
 Le chalet :

Vue du chalet, sur le lac privé, gelé et recouvert de neige :
 Séance de patinage sur le lac gelé :
 Le premier essai de ma vie sur des patins ! Merci la chaise :-)
L'enclos des chevaux, à l'arrière du chalet :
 
Séance auprès des chevaux :
 
 
Randonnée en raquettes, à la station d'à côté :

L'endroit était merveilleux...
 



Guillaume et moi avons adoré la randonnée en raquettes, les enfants beaucoup moins. Il manquait, pour eux, le coté ludique de pouvoir de temps en temps se jeter dans la neige, les raquettes rendant l'opération plus difficile. J'ai vraiment trouvé cela très agréable : autant l'utilisation des raquettes, que la promenade dans un lieu si beau, si merveilleux, si parfait...
 
 Shamallows grillés :
 
 

mercredi 13 mars 2013

Pancakes (végétaliennes)


On rafole tous des pancakes ici ! C'est vraiment très simple à faire. Elles sont vraiment parfaites : inutile de rajouter ni lait ni œufs. La compote apporte l'effet "liant" de l’œuf.

Nos pancakes !!!

Voici la recette initiale (pour 8 pancakes dodues) :
180 gr de farine
(30 gr de sucre en poudre) --> facultatif
1 sachet de levure chimique
1 pincée de sel
100 gr de compote de pomme
(1 CàS d'extrait de vanille) --> facultatif
20 ml d'huile
20 cl de crème de soja (ou lait végétal)

Dans un saladier, mélanger la farine, le sucre, le sel et la levure. Dans un second saladier, mélanger la compote de pomme, l'extrait de vanille, l'huile et la crème de soja.

Incorporer progressivement le mélange liquide au mélange sec tout en remuant doucement à l'aide d'un fouet, afin d'obtenir une pâte homogène.

A petit feu, dans une poêle bien chaude et graissée, verser une petite louche de pâte. Quand le dessous commence juste à se solidifier, retourner la pâte délicatement et appuyer dessus avec la spatule pour l'aplatir un peu. A petit feu, ça prend un peu plus de temps, mais on est sûr que rien ne crame !

Mathilde les préfère tartinées de confiture, moi, nature. Evidemment, s'il vous reste du sirop d'érable... :-)

Fin d'hiver...


A notre départ, tout était blanc immaculé... A notre retour, la neige était grisâtre/sale à certains endroits, voire carrément noire au bord des autoroutes. Depuis notre retour, il fait très doux, les températures sont positives. Plus il fait doux, plus la neige fond, et plus elle devient de plus en plus sale. Il y a de l'eau qui ruisselle de partout, et le paysage qui était totalement idyllique devient vraiment très beuuuurk....

Vue de notre patio (=baie vitrée)
 


La même vue de notre patio, une semaine après notre arrivée :

Tous ces tas de neige qui deviennent gris et noirs, cela fait vraiment une drôle d'impression. Cela contraste complètement les merveilleuses couleurs que nous avons tout le reste de l'année, à chaque coin de rue. Maintenant c'est gris, triste et vilain.
La neige entassée pendant l'hiver pour déblayer le stationnement du supermarché : une montagne !!!
 


Devant notre maison
 




Avec le dégel, les gouttières se vident enfin, et font de très longues stalactites !

Huile de canola


Il y a quelques jours, en faisant mes courses, je cherchais de l'huile de colza dans le rayon des huiles. Impossible à trouver ! J'ai fini par me trouver nez à nez avec des bouteilles d'huile de canola : le nom ne me rappelait rien du tout, par contre l'image de la plante, oui... J'ai donc appelé ma chère copine Edith pour lui demander qu'elle fasse, pour moi, la recherche sur internet. Et oui, au Canada  le colza s'appelle canola (diminutif de "Canada oil"). Je suis donc revenue chez moi, toute contente, avec mon huile de canola sous le bras. Il suffisait simplement de le savoir !  :-)


mardi 5 mars 2013

Retour à Québec


Nous voici de retour à Québec, sains et saufs et bagages au complet ! Le voyage a été épuisant : à cause, surtout, des changements dans les aéroports (Paris, puis Montréal), et tous ces bagages, au poids maximum autorisé, que nous avons trainé avec nous...
Ce soir, à Québec, il fait plutôt doux, 0°c. Nous avons eu l'agréable surprise de voir Edith et Stéphane qui nous attendaient à l'aéroport. Merci à vous ! :-)
Éreintés de cette longue journée, il n'est que 20h, mais nous partons nous coucher : cela fait 2h du matin en France.

lundi 4 février 2013

Ma job


Cela va donc faire neuf mois que je travaille au Canada, il serait temps que je fasse un compte rendu.

Mon poste de travail (on peut voir ma boite a lunch, verte)

Déjà, de manière générale et personnelle, je trouve que le fait d'avoir un travail est une partie importante de mon intégration dans ce pays :
  • cela m'oblige à  vivre comme les autochtones (sous l'angle immigré Français du terme : ici, un autochtone, c'est un amérindien ! Et appeler "autochtone" un "colon" (terme que je ne devrais pas utiliser ici, car il est péjoratif en québécois : "Personne manquant de civisme, culture, savoir-vivre") surprend (et fait beaucoup rire aussi parfois !)
  • le dîner (pour mémoire, le repas du midi) est un grand moment de mon acclimatation culturelle : en plus d`écouter les collègues, je meuble les temps morts par le rituel de la question du Français,  où j'interroge mes collègues sur des choses allant de "Est-ce c'est vrai qu'il faut toujours se garer dans le sens de la circulation?" (oui) à "Pourquoi les noms des partis changent entre le niveau de la Province et le niveau Fédéral ?" (j'ai pour l'instant éviter les questions sur le "Faut-il l'indépendance du Québec ?", qui sont potentiellement "touchy", comme on dit ici :) )

Sinon, quelques observations spécifiques sur mon travail - il va sans dire qu'avec une seule expérience dans une seule compagnie, je suis mal placé pour généraliser mon expérience, cependant, c'est grosso-modo corroboré par tous les autres immigrés que j'ai croisé.
  • l'ambiance est sereine, la hiérarchie peu pesante : au quotidien, les relations sont très égalitaires, la chaîne hiérarchique n'est pas visible. (alors que je suis dans une administration, territoire usuellement fréquenté par les "petits chefs").
  • Contribue à cela le fait que tout le monde se tutoie : la différence avec certains milieux en France, c'est qu'ici, c'est la norme générale de la société, et non une affectation pour faire chébran (et la, en employant ce terme, j'ai bien conscience d'accuser mon âge).
  • les gens semblent distants : on ne sert la main que quand on se rencontre la première fois. Faire la tournée du bureau (ou de la table de la cafétéria  en serrant les mains et claquant la bise est inimaginable. D'ailleurs, il a fallu un certain temps  pour que mes voisins s'habituent à ce que je dise bonjour en arrivant à ma place (par contre, tu dis "bonjour" quand tu croises quelqu'un dans le couloir, on n'est pas des asociaux autistes non plus)
  • De même  on va chercher un café souvent tout seul, et de toute façon, on revient de suite à son bureau : je connais certains de mes ex-collègues qui seraient bien embêtés....
  • mais en même temps, sur des temps spécifiquement "prévus pour", par exemple le moment du dîner, les gens sont très agréables et conviviaux : on ne mange pas dans son coin en 5 minutes.
  • en fait, il me semble que l'attitude générale est qu'on est là pour travailler (plus ou moins intensément), pas pour papoter / perdre son temps.
  • Au final, il y a un côté assez franc et plaisant qui découle de ceci : on n'a pas à faire des sourires à des gens que l'on ne connait pas ou que l'on n'apprécie pas.
  • au final du final, je pense que tout ceci est la manifestation d'un certain pragmatisme nord-américain (qui s'observe sur l'ensemble de la société et de la culture).
Puisqu'il faut toujours comparer, et en rappelant mes réserves initiales sur toute généralisation de ma faible expérience, il me semble que l'ambiance est plus calme, plus saine qu'en France. Si tu fais correctement ta job (1), personne ne vient te poser des problèmes, histoire de marquer son territoire.


Vue d'ensemble de notre bureau (nous sommes 6)


(1) job est effectivement un mot féminin en québecois, de même que Party est un mot masculin. Le party de bureau de Noël étant d'ailleurs un grand moment de la vie ici : pendant le temps des fêtes, il y a eu ici au moins 4 dîners (de ma compagnie, de la compagnie qui me sous traite au client final, du service ou je travaille, de la division informatique qui chapeaute le service) et trois partys (en soirée)).